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Les chiffres de la vidéo



Le marché de la vidéo 2009

Selon les premières données 2009 communiquées par GfK, le marché de la vente de DVD et de Blu-ray haute définition a enregistré pour la première fois depuis 4 ans un résultat légèrement positif : une augmentation en valeur inférieure à 0,5% (contre près de -8% en 2008) portant ce marché à 1,38 milliard d’euros et un nombre d’actes d’achat qui devrait atteindre 94 millions contre 83 en 2008, soit une progression de 12%.

Il convient de noter la belle progression des ventes de disques Blu-ray avec 4,5 millions d’unités achetées contre 1,9 en 2008 (soit +135%), représentant ainsi près de 8% du CA de la vidéo en 2009, avec 110 millions d’euros (+110%). Le support DVD progresse en quantité de près de 10% (à près de 90 millions d’actes d’achat) et limite sa baisse à 4% en valeur (contre -10% en 2008). Parallèlement, la VOD a continué sa progression, avec un chiffre d’affaires qui dépasserait les 80 millions d’euros en 2009 contre 53 en 2008.

Ce coup d’arrêt à la baisse du marché - la vidéo a perdu plus d’un tiers de sa valeur en 4 ans - s’explique, selon le SEVN, par la nouvelle chronologie des médias qui a permis à de nombreux titres d’être commercialisés au dernier trimestre 2009, par le succès des opérations portant sur les titres de catalogue et par le développement du Blu-ray.

Cette stabilisation du marché ne pourra néanmoins être maintenue en 2010 que si les actions promises dans la lutte contre le téléchargement illégal sont effectivement mises en place.

Le SEVN soutiendra donc les Pouvoirs Publics en ce sens.


Le marché de la vidéo 2008

2008 : quatrième année consécutive de baisse

Depuis l’origine et jusqu’en 2004, le marché de la vidéo a connu une progression continue.

Cependant, depuis 2005, le secteur connaît un net recul, puisqu’il a perdu 30% en quatre ans, comme le montre le schéma ci-dessous :

Pour analyser complètement les dépenses consommateurs, il convient en outre d’ajouter les achats réalisés dans les kiosques ainsi que les revenus issus de la location dans les vidéoclubs, ces derniers représentant moins de 100 millions d’euros en 2008.

Le recul du marché, enregistré en 2005 pour la première fois depuis 1986, se confirme donc. Il reflète notamment l’impact de la contrefaçon numérique même si celui-ci est difficile à évaluer avec précision.

En 2006, GfK avait estimé que plus de 100 millions de films avaient été téléchargés illicitement, soit davantage que le nombre de films vendus en DVD.

En 2008, l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) fait état de chiffres de l’ordre de 160 millions de téléchargements illicites. Ces deux chiffres n’intègrent pas les séries TV qui représentent plusieurs dizaines de millions d’épisodes téléchargés illégalement. Pour autant, le DVD reste un succès populaire qui, avec plus de 5.000 nouveaux titres par an et environ 60.000 références disponibles, contribue réellement à la diversité culturelle.

Il est, de fait, en termes de chiffre d’affaires, le premier loisir audiovisuel en France, avant le cinéma en salles (1,1 milliard d’euros) et la musique.

La saisonnalité

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On constate donc que les fêtes de fin d’année sont une période très importante pour le secteur de la vidéo puisque les deux derniers mois de l’année représentent un tiers du chiffre d’affaires total et les 3 derniers mois 40%. Il est donc impératif que les discussions sur la chronologie des médias tiennent compte de cette particularité du marché afin que les films sortant au troisième trimestre puissent être commercialisés à temps pour les fêtes de fin d’année.

La nouveauté est plus touchée que le catalogue

Les ventes de nouveautés et de catalogue évoluent de façon très différente : alors que les nouveautés voient leur poids diminuer de 14% en 2008, le fond de catalogue ne perd que 2%, qu’il s’agisse du film ou du hors-film. Il s’agit ici d’une conséquence directe du piratage car ce sont essentiellement les nouveautés qui sont téléchargées (ou visionnées) de façon illicite. Par ailleurs, au sein des nouveautés, la baisse des films est moins marquée que celle du hors-film.

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La baisse du hors-film

Alors qu’il avait connu une progression continue jusqu’en 2006, le hors-film connaît une deuxième année de baisse, particulièrement importante en 2008 puisqu’elle atteint 16%. Le hors-film représente en valeur 41% du marché en 2008, contre 44% en 2007. En termes de quantités, les marchés film et hors-film sont assez proches.

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Au sein du catalogue hors-film, c’est toujours la fiction qui remporte le plus de succès avec 49,7% de part de marché en 2008, en constante progression, suivie par les contenus dédiés aux enfants et la musique.

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Le film français

Au sein du segment film, le poids du film français reste relativement stable. Il faut noter que la particularité du marché de la vidéo, notamment pour les films, est le poids du fond de catalogue, largement supérieur à celui de la nouveauté, et donc moins sensible aux résultats du Box office.

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Le Blu-ray : les premiers chiffres

Avec 2 millions d’unités vendues et un chiffre d’affaires de 51 millions d’euros en 2008 (contre 14 en 2007), le Blu-ray a déjà atteint le chiffre d’affaires de la vidéo dématérialisée en France. Le Blu-ray se développe rapidement puisque ce marché, en unités comme en valeur, a quasiment été multiplié par 4 par rapport à 2007.
Le parc de lecteurs Blu-ray, fin 2008, se composait de 130.000 lecteurs de salon, 1,3 millions de consoles PS3 et 240.000 PC équipés de lecteurs. A noter que des études récentes montrent que le pourcentage de possesseurs de consoles PS3 qui l’utilisent pour visionner des Blu-ray est compris entre 30 et 50%.

En comparaison avec les débuts du DVD, apparu en 1997, les premiers chiffres sont encourageants.

Tout d’abord, seuls 55.000 lecteurs DVD avaient été vendus en 1998 (après une première année à 5.000 exemplaires), soit deux fois moins que le nombre de lecteurs Blu-ray vendus en 2008.

Concernant les supports, ce sont 700.000 DVD qui avaient été vendus. La haute définition est incontestablement l’avenir de la télévision et de la vidéo. En 2008, selon GfK, 44% des ventes (en chiffre d’affaires) de produits éligibles à la haute définition (télévisions, caméscopes, consoles, lecteurs…) concernent des produits déjà équipés en haute définition, contre 36% en 2007.

On constate donc un écart entre le nombre de foyers équipés en haute définition et ceux qui peuvent effectivement accéder à des programmes télévisés en haute définition, encore assez peu répandus.

Il en résulte un réel potentiel pour un support haute définition tel que le Blu-ray, capable de répondre de façon positive à l’attente des consommateurs.

Les chiffres des éditeurs-distributeurs membres du SEVN

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Le marché de la vidéo 2007

Philippe Bastard de Crisnay, Président, a présenté, le 19 février 2008 lors de la conférence-débat annuelle du Syndicat de l’Edition Vidéo Numérique, le bilan 2007 et les perspectives 2008 du marché de la vidéo.

Vous pourrez lire cette présentation en cliquant ici.

 


Le marché de la vidéo 2006

Philippe Bastard de Crisnay, Président, a présenté, le 15 février 2007 lors de la conférence-débat annuelle du Syndicat de l’Edition Vidéo, le bilan 2006 et les perspectives 2007 du marché de la vidéo.

Vous pourrez lire cette présentation en cliquant ici.