La VOD
La vente et la location électroniques : une offre minoritaire mais complémentaire
Permettant le visionnage des programmes audiovisuels sans support physique et à n’importe quel moment choisi par le consommateur, la vidéo dématérialisée regroupe en fait 2 modes de consommation différents : il s’agit soit d’un visionnage (sans conservation), « streaming », ou encore VOD équivalant à la location, soit
d’un téléchargement définitif correspondant à un acte de vente.
Cette offre attractive reste cependant minoritaire avec en 2008 un marché qui dépasse légèrement 50 millions d’euros en France, contre 29 l’année précédente, chiffre à mettre en relation avec le marché de la vidéo physique qui représente 1,4 milliard d’euros.
En termes de transactions, la VOD a représenté 15 millions d’actes payants en 2008.
L’offre s’améliore et se diversifie, avec en 2008, une cinquantaine de plateformes françaises de VOD, regroupant des chaînes de télévision, des FAI, des regroupements de producteurs indépendants, des éditeurs vidéo, des distributeurs spécialisés en produits culturels, des généralistes, des fabricants d’électronique…
Au total, la VOD payante, c’est près de 5.000 titres disponibles mi 2008, dont 75% de films de cinéma. En effet, si 75% des films sortis en salles sont disponibles en DVD, c’est 33% des films qui le sont en VOD.
À noter que 57% des films ne sont disponibles que sur une seule plateforme (Etude CNC Observatoire de la VOD - mai 2008). Il apparaît qu’à l’intérieur des 43% de films disponibles sur plusieurs plateformes, 8% le sont sur au moins 4 plateformes.
L’offre de films, mi 2008, comporte 46% de films français et 35% de films américains.
Concernant les utilisateurs de VOD, 39% sont des habitués du cinéma et 40% des habitués de la
location vidéo physique (CNC - Harris Interactive 2008).
On note par ailleurs une augmentation assez régulière de la pénétration de la VOD payante puisque 8% des internautes sont des utilisateurs de VOD payante par TV IP (Télévision par ADSL).
Il y avait, en juin 2008, en moyenne 3,3 actes payants par mois par utilisateur, ce chiffre étant globalement stable.
Parallèlement à la VOD, de nombreux programmes, tant audiovisuels que cinématographiques, sont proposés en catch-up TV (télévision de rattrapage ou télévision à la demande). Ils sont le plus souvent disponibles pendant une période donnée à titre gratuit pour le téléspectateur, puis à titre payant. Il semble que ce type de visionnage connaisse un succès grandissant.
Il faut noter enfin que 95% du chiffre d’affaires du dématérialisé est réalisé sous forme de paiement à l’acte (GfK - NPA) dont 99% sous forme locative et le reste par abonnement.
Malgré un démarrage progressif, la vidéo à la demande est appelée à jouer un rôle croissant dans l’économie de l’audiovisuel.
Cependant, tant que la piraterie restera aux niveaux actuels, il n’est pas réaliste de penser que l’offre VOD puisse être concurrentielle, et c’est donc un frein sérieux à son développement.
