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Archive de la catégorie ‘ Archives des chiffres de la vidéo 2008  ’

Le marché de la vidéo 2008

Vendredi 27 mars 2009

2008 : quatrième année consécutive de baisse

Depuis l’origine et jusqu’en 2004, le marché de la vidéo a connu une progression continue.

Cependant, depuis 2005, le secteur connaît un net recul, puisqu’il a perdu 30% en quatre ans, comme le montre le schéma ci-dessous :

Pour analyser complètement les dépenses consommateurs, il convient en outre d’ajouter les achats réalisés dans les kiosques ainsi que les revenus issus de la location dans les vidéoclubs, ces derniers représentant moins de 100 millions d’euros en 2008.

Le recul du marché, enregistré en 2005 pour la première fois depuis 1986, se confirme donc. Il reflète notamment l’impact de la contrefaçon numérique même si celui-ci est difficile à évaluer avec précision.

En 2006, GfK avait estimé que plus de 100 millions de films avaient été téléchargés illicitement, soit davantage que le nombre de films vendus en DVD.

En 2008, l’ALPA (Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle) fait état de chiffres de l’ordre de 160 millions de téléchargements illicites. Ces deux chiffres n’intègrent pas les séries TV qui représentent plusieurs dizaines de millions d’épisodes téléchargés illégalement. Pour autant, le DVD reste un succès populaire qui, avec plus de 5.000 nouveaux titres par an et environ 60.000 références disponibles, contribue réellement à la diversité culturelle.

Il est, de fait, en termes de chiffre d’affaires, le premier loisir audiovisuel en France, avant le cinéma en salles (1,1 milliard d’euros) et la musique.

La saisonnalité

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On constate donc que les fêtes de fin d’année sont une période très importante pour le secteur de la vidéo puisque les deux derniers mois de l’année représentent un tiers du chiffre d’affaires total et les 3 derniers mois 40%. Il est donc impératif que les discussions sur la chronologie des médias tiennent compte de cette particularité du marché afin que les films sortant au troisième trimestre puissent être commercialisés à temps pour les fêtes de fin d’année.

La nouveauté est plus touchée que le catalogue

Les ventes de nouveautés et de catalogue évoluent de façon très différente : alors que les nouveautés voient leur poids diminuer de 14% en 2008, le fond de catalogue ne perd que 2%, qu’il s’agisse du film ou du hors-film. Il s’agit ici d’une conséquence directe du piratage car ce sont essentiellement les nouveautés qui sont téléchargées (ou visionnées) de façon illicite. Par ailleurs, au sein des nouveautés, la baisse des films est moins marquée que celle du hors-film.

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La baisse du hors-film

Alors qu’il avait connu une progression continue jusqu’en 2006, le hors-film connaît une deuxième année de baisse, particulièrement importante en 2008 puisqu’elle atteint 16%. Le hors-film représente en valeur 41% du marché en 2008, contre 44% en 2007. En termes de quantités, les marchés film et hors-film sont assez proches.

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Au sein du catalogue hors-film, c’est toujours la fiction qui remporte le plus de succès avec 49,7% de part de marché en 2008, en constante progression, suivie par les contenus dédiés aux enfants et la musique.

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Le film français

Au sein du segment film, le poids du film français reste relativement stable. Il faut noter que la particularité du marché de la vidéo, notamment pour les films, est le poids du fond de catalogue, largement supérieur à celui de la nouveauté, et donc moins sensible aux résultats du Box office.

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Le Blu-ray : les premiers chiffres

Avec 2 millions d’unités vendues et un chiffre d’affaires de 51 millions d’euros en 2008 (contre 14 en 2007), le Blu-ray a déjà atteint le chiffre d’affaires de la vidéo dématérialisée en France. Le Blu-ray se développe rapidement puisque ce marché, en unités comme en valeur, a quasiment été multiplié par 4 par rapport à 2007.
Le parc de lecteurs Blu-ray, fin 2008, se composait de 130.000 lecteurs de salon, 1,3 millions de consoles PS3 et 240.000 PC équipés de lecteurs. A noter que des études récentes montrent que le pourcentage de possesseurs de consoles PS3 qui l’utilisent pour visionner des Blu-ray est compris entre 30 et 50%.

En comparaison avec les débuts du DVD, apparu en 1997, les premiers chiffres sont encourageants.

Tout d’abord, seuls 55.000 lecteurs DVD avaient été vendus en 1998 (après une première année à 5.000 exemplaires), soit deux fois moins que le nombre de lecteurs Blu-ray vendus en 2008.

Concernant les supports, ce sont 700.000 DVD qui avaient été vendus. La haute définition est incontestablement l’avenir de la télévision et de la vidéo. En 2008, selon GfK, 44% des ventes (en chiffre d’affaires) de produits éligibles à la haute définition (télévisions, caméscopes, consoles, lecteurs…) concernent des produits déjà équipés en haute définition, contre 36% en 2007.

On constate donc un écart entre le nombre de foyers équipés en haute définition et ceux qui peuvent effectivement accéder à des programmes télévisés en haute définition, encore assez peu répandus.

Il en résulte un réel potentiel pour un support haute définition tel que le Blu-ray, capable de répondre de façon positive à l’attente des consommateurs.

Les chiffres des éditeurs-distributeurs membres du SEVN

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